Aujourd’hui, rencontre avec Laura ELI , fondatrice de la Dream Makers Leader School.


Diplômée d’un BTS MUC (Management des Unités Commerciales) Laura, âgée de 34 ans, est maman d’une belle fratrie de trois garçons.
Après avoir fait des études (parce qu’il fallait les faire comme elle aime le dire), elle s’est lancée dans le domaine du luxe et de la beauté où elle s’est laissée voguer, notamment dans de grands magasins parisiens.

Et elle a eu un déclic: « je veux être hôtesse de l’air ».
Elle qui aime travailler en équipe, cette formation et cette envie tombaient à point nommé.
Alors âgée de 22 ans, un heureux évènement vient bouleverser tous ses plans et sa vision de la vie.

Quels étaient tes projets à cette époque et qu’est ce que cette bonne nouvelle a modifié?

A cette époque, mon mari travaillait à l’aéroport et moi j’étais en formation pour devenir hôtesse de l’air.
Je me voyais parcourir le monde sans trop me prendre la tête.
J’étais jeune.
Et cette bonne nouvelle a remis les choses en perspective.
J’ai toujours eu une maman très présente, et je me voyais faire la même chose.
Etre présente pour mon enfant et avoir une vraie vie de famille. Ma maman pour nous permettre à mon mari et moi de poursuivre nos carrières s’est même proposée de le garder les jours où nous ne serions pas là.
Du coup, j’ai postulé pour diverses compagnies aériennes, j’ai été appelé à plusieurs reprises mais il faut croire que les choses sont bien faites, c’est toujours tombé à un moment où je ne pouvais me libérer.
Et j’ai, malheureusement perdu ma maman, ce qui m’a conforté dans mon choix.
Etre hôtesse de l’air allait rester un rêve.

Pourquoi avoir tout arrêté? Pourquoi ne pas avoir fait une pause sur ce projet?
Parce que ça ne correspondait pas à ma vision de maman. Avec ma maman ça allait, sans elle ce n’était plus possible.
Du coup, j’ai tiré un trait dessus.
Je suis donc retournée travailler dans ce que je connaissais déjà, et je me suis dit, il me faut un métier avec des horaires plus adaptés, c’est plus facile pour élever mon fils.

Vers quoi t’es-tu dirigée?
J’ai été à un salon pour l’emploi où j’ai distribué des curriculum vitae notamment à des banques. et j’ai été sélectionnée rapidement.
Avec mon profil de commercial, j’ai eu de bons résultats et j’ai validé mon CDI en quelques mois là où en temps normal , ça pouvait prendre facilement six mois.
Et comme des bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules, je suis tombée enceinte de mon deuxième enfant.

Ca, ça n’a pas dû plaire à ton patron…
En effet, j’ai dû me mettre en arrêt de bonne heure.
Mon médecin m’a laissé un choix cornélien entre la santé de mon fils et mon emploi, j’ai bien entendu choisi la santé de mon bout de chou.
Après sa naissance prématurée, j’ai repris, et c’est à ce moment précis que les soucis ont commencé.
J’étais régulièrement convoquée, j’étais présente physiquement mais moralement et mentalement, je n’étais plus productive. En maman, je ne pensais qu’à la santé de mon fils.
Mon responsable des ressources humaines, au cours d’une énième convocation, m’a laissé entendre qu’il y avait trois possibilités: démissionner, me faire licencier ou subir un harcèlement sans nom pour que je parte de moi-même.

Alors qu’il était au courant des soucis de santé de ton fils ?
Oui.. Il m’a clairement dit: « Ca va être horrible ce que je vais vous dire: mais les problèmes de votre fils, ce n’est pas mon problème »….
Du coup, j’allais travailler en pleurant. Jusqu’à ce fameux lundi matin, où je me suis dit mais il faut que ça change.

Comment?
Je suis tombée sur le post Facebook d’une amie qui m’avait ajouté dans un groupe avec des photos avant/après, des ventres qui tombent, de la cellulite etc… 😉
J’avais pas compris ce que c’était, et je pensais clairement que c’était une arnaque. A cette époque, je n’avais aucune connaissance du mlm (multi level marketing ndlr); j’avais assisté avec une amie à une réunion à 18 ans et quand ils ont commencé à s’applaudir, se féliciter etc, je me suis dit et j’ai dit à mon amie: faut qu’on parte, c’est une secte ! lool
Pour revenir à mon amie de Facebook, le post disait: le problème ce n’est pas le lundi, c’est votre job!
Et c’était clairement l’état d’esprit dans lequel j’étais.
Un véritable déclic.
Je me suis donc lancée avec elle, après avoir assisté à un événement à l’hôtel Bedford, où j’ai pu voir que certaines personnes, parties de rien, gagnaient beaucoup d’argent et avaient beaucoup de réussite. Je me suis dit que je n’étais pas plus bête que ces personnes-là donc j’ai mis toutes les chances de mon côté.
J’ai décidé que je n’allais plus subir ma vie professionnelle.

Comment as-tu démarré?
Mal! Lool.
Je suis une très bonne vendeuse.
Du coup, je me suis dit que j’allais vendre. Mais vendre sans avoir essayé les produits, c’est pas vraiment une bonne idée.
Et puis tant que j’ai pensé qu’à l’argent, je n’ai pas réussi à faire quoi que ce soit.
Sachant que Je n’ai pas été accompagnée, ma marraine avait vite jeté l’éponge.
J’ai réfléchi, et je me suis dit, étant donné que j’avais déjà dépensé des sous pour prendre mon pack de démarrage, autant les tester les produits.
J’ai donc fait testé à mon entourage et là, ça a commencé. Je n’étais plus dans la vente, mais dans de la recommandation.
J’ai passé du coup le premier palier de la compagnie en un mois, et en quatre la première de leadership.

En somme, ce n’est pas toi qui a choisi ta société, c’est elle qui t’a choisi…
Oui. J’étais en détresse, j’avais besoin d’une solution rapide pour sortir de la galère financière dans laquelle j’étais.
J’ai vu une opportunité et je l’ai saisi.



Du coup, depuis combien de temps as-tu démarré le mlm?
Bientôt 5 ans. Le temps passe bien vite 😉

Combien de personnes as-tu dans ton équipe aujourd’hui?
A peu près 360.

Nous avons parlé de ton parcours, nous allons maintenant parler de toi. Quelles sont tes valeurs?
L’intégrité, quand on prend une décision, quand on commence quelque chose, on se définit un objectif et on fait tout pour l’atteindre mais en respectant la ligne directrice qu’on s’est donné. Il y aura forcément des difficultés sur le chemin, ce ne sont des raisons qui font qu’on change. On doit rester aligné à soi-même. Ne pas changer de visage pour pouvoir se regarder dans un miroir.
Le partage, il faut savoir partager ses connaissances avec les autres. C’est vraiment important pour moi.
Le respect, il est important de savoir respecter les décisions et objectifs de chacun. Le respect c’est aussi répondre au bonjour d’autrui, quand on t’envoie un message. Ca fait parti de mon éducation.

Nous allons parler de la Dream Makers. Qu’est ce que c’est? D’où cette idée est-elle partie?
Je me suis rendue compte que quand les personnes se lançaient dans l’entreprenariat, cela manquait de formation. Ils se retrouvaient abandonnés. L’idée, c’était de créer un groupe avec de l’entraide, du partage, de la formation pour qu’ils puissent apprendre et évoluer. Ca a commencé il y a deux ans.

Comment vois-tu le travail d’équipe par rapport à ton activité?
Comme un avion!
Il y a le commandant de bord, son co-pilote, le chef de cabine et le personnel naviguant commercial qui comprend les hôtesses et les stewards. Chacun a son rôle, ses compétences, et si on enlève une petite partie de cette équipe, ça complique les choses. Chacun a un plus: certains vont être doués pour la communication, d’autres pour d’autres compétences. Si on réunit le tout, on peut vralment faire de belles choses.

Maintenant que tu ne travailles plus à la banque, comment organises-tu tes journées?
Bonne question lol.
Je suis quelqu’un qui aime dormir, j’ai une chance énorme d’avoir des enfants qui aiment dormir également, de ce fait, je préfère travailler la nuit où je suis super productive la nuit, entre 23h et 4h du matin. Forcément, je me lève tard.
Je m’occupe des enfants, et quand le dernier fait la sieste, je travaille durant peut être une heure et demi non stop. Et je reprends le soir.

Quand on commence, on commence pour plusieurs raisons dont au moins une plus forte que les autres. Quel est ton pourquoi?
Ma mère n’a jamais pu aller au bout de ses compétences, de ses rêves alors que c’était quelqu’un de très doué. Elle a toujours été dans le sacrifice : sa carrière professionnelle pour élever ses enfants, tout sacrifier et elle est morte d’un cancer. Du coup, avec tous ces sacrifices, j’ai envie de lui rendre honneur même si elle est plus là.
Ma mère c’est mon pourquoi dans toute ma Vie.
Après j’ai envie de laisser quelque chose à mes enfants, de leur laisser des souvenirs positifs et impérissables de moi le jour où je ne serais plus là.
Leur donner des étoiles dans les yeux et pour ça, il faut travailler même si tout ne s’achète pas.

Si tu avais un ou des conseils à donner à toute personne qui veut faire de l’entreprenariat, quels seraient-ils?
Avoir un pourquoi solide, écouter les conseils des personnes qui connaissent et qui se rapprochent de ce qu’on désire, se détacher du résultat, avoir de la patience et de l’organisation.
Savoir accepter les échecs. Parce que derrière chaque échec, il y a quelque chose de positif.
Et surtout traiter son entreprise comme on traite celle de son patron: se donner à fond.

Si vous avez d’autres questions à lui poser, n’hésitez pas à le faire en commentaires. 😉

















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